Avec le séga, le maloya est le genre musical majeur de La Réunion.
Il se caractérise avant tout par un mélange de rythmes. Si des instruments y sont rajoutés, la basse est prépondérante pour le séga maloya. Des instruments traditionnels comme le kayamb, le roulèr ou le bobre sont aussi courants et restent la base du maloya traditionnel.
Le mot maloya viendrait du malgache ("maloy aho"): maloy voulant dire "parler, dire ce que l'on a à dire". En effet, comme le blues américain, le maloya est un chant de complainte, chanté à l'origine par les esclaves ayant le mal du pays ou se plaignant des mauvais traitements de leur maître.
Longtemps occultée voire interdite par l'administration coloniale et les propriétaires d'esclaves, cette musique avait quasiment disparu avant d'être redécouverte et mise à l'honneur dans les années 1970 par des auteurs-compositeurs tels Danyèl Waro.
Le maloya est associé au kabar et au servis kabaré. Ce dernier étant un rituel afro-malgache rendant hommage à l'esprit des ancêtres.